« Tu ne peux pas savoir à quel point ça fait bizarre de se dire que tu ne viendras plus jamais me voir. De savoir que
tu ne pourras plus me guider dans mes faux pas, que tu ne seras plus présente pour me réprimander avec ton air renfrognée. Je me demande bien quel a été
ton dernier songe. Peut-être t'es-tu dis que la vie était une belle garce ne
méritant pas plus de considération, mais qu'il était trop tard pour que tu
ignores ton passé. Peut-être as-tu simplement pensé qu'il valait mieux en finir
afin de ne plus souffrir inutilement comme tout le monde le fait. Ou tout
simplement as-tu dirigé ton dernier souffle vers un proche, quelqu'un qui a
toujours été là, qui le sera encore même par-delà la mort que tu t'es infligée. Sache que je chérirai ton souvenir jusqu’à mon dernier souffle, je te promets de ne pas t'oublier malgré ton absence prolongée.
Triste fin pour une personne pleine de vie telle que toi, rayonnante et pleine d'espoir quelques années plus tôt mais tout a changé. Tu as changé et ça t'a mené à passer le cap. A te faire voir combien la mort était une douce échappatoire. Je regrette tellement de ne pas avoir pu t'en empêcher, de ne pas m’être rendu compte que tu ne faisais que prétendre que tout allait bien alors qu'au fond tu taisais cette douleur qui s'agrippait à ton cœur meurtris. Pardonne-moi de ne pas avoir réagi à temps, maintenant que le mal est fait, rien ne sert de culpabiliser, seulement je ne peux pas contrôler ce sentiment de culpabilité qui enserre mon esprit et le martèle de "et si". Je t'en supplie, entends-moi ou que tu sois, je te prie tous les soirs quand je me retrouve dans le noir et je me surprends même à espérer entendre le son mélodieux de ta voix, mais seule la déception m’étreint de ses bras froids.
Triste fin pour une personne pleine de vie telle que toi, rayonnante et pleine d'espoir quelques années plus tôt mais tout a changé. Tu as changé et ça t'a mené à passer le cap. A te faire voir combien la mort était une douce échappatoire. Je regrette tellement de ne pas avoir pu t'en empêcher, de ne pas m’être rendu compte que tu ne faisais que prétendre que tout allait bien alors qu'au fond tu taisais cette douleur qui s'agrippait à ton cœur meurtris. Pardonne-moi de ne pas avoir réagi à temps, maintenant que le mal est fait, rien ne sert de culpabiliser, seulement je ne peux pas contrôler ce sentiment de culpabilité qui enserre mon esprit et le martèle de "et si". Je t'en supplie, entends-moi ou que tu sois, je te prie tous les soirs quand je me retrouve dans le noir et je me surprends même à espérer entendre le son mélodieux de ta voix, mais seule la déception m’étreint de ses bras froids.
Cependant je ne comprends pas la portée de ton geste. Pourquoi maintenant ? Pourquoi de cette façon ? Il y a des tas de manières de se donner la mort et tu as choisis la corde à nœud avec le tabouret, horrible tu ne trouves pas ? Surtout pour une jeune femme. Je revois tes boucles virevolter au vent, je sens encore ton parfum fruité dont l'odeur fantomatique est imprégnée dans mes narines, je sens encore la chaleur de ta peau contre la mienne lorsqu'on se couchait tard le soir, je revois tes pupilles dorées qui riaient tout autant que toi, jamais je ne pourrai me détacher de tout ce qui te définissait. J’espère encore te revoir au détour du couloir menant à ma chambre comme une âme perdue qui chercherait refuge dans mes bras, seulement tu n'es pas la. Tu n'es plus la. Mon cœur se serre quand je vais dans notre appartement, je ne peux plus y vivre et pourtant tout ce que je souhaite c'est de passer le reste de mes jours avec ce qui reste de toi, de ta vie. Tu as élu domicile dans une partie de mon âme, une partie de moi restera toujours fidèle a cet amour passionnel que nous avons partage ensemble. Enfin bon, comme tu le disais si bien, la vie continue et je devrai passer à autre chose que je le veuille ou non.
Tu dois sûrement te foutres de moi de ton perchoir dans les nuages, je ne doute pas que ton visage doit être fendu en un sourire radieux, lumineux. Je t'imagine rire à mes paroles une auréole au-dessus de la tete, rire de mon long texte inspiré de tout l'amour que je te porte, rire de ce dernier hommage que je te rends avec tous mes sentiments. Je suis sûr que tu ne manqueras pas de revenir sur Terre afin d'assouvir des plans machiavéliques, tu as toujours eu tendance a être rancunière mais j'aimais tout ce même cette facette de ton caractère avec ses qualités et ses défauts. Tout de toi m’apparaît comme un magnifique rêve à présent, comme si ton existence avait tout simplement été effacée aussi vite qu'un claquement de doigts, comme si notre vie à deux n'avait existé que dans une bulle hors du temps. Tant de contradictions s'infiltrent dans mon cœur depuis ta mort, je ne sais pas comment je vais avancer sans toi mais je le ferai, pour toi.
J'aurais quand même aimé te dire une dernière fois que je t'aime, que tu as été une personne exceptionnelle et que tu aurais pu accomplir des miracles par ta seule volonté inébranlable, tu es et resteras l'amour de ma vie quoiqu'il arrive. Tu as suivi ta propre route et je ne peux qu'accepter et respecter ton choix, malgré l’incompréhension et la tristesse qui me tiraillent, je peux essayer de comprendre avec le temps cet acte que tu as commis.
J'espère juste que ton geste n'aura pas été vain, que tout le monde se rappellera de Scarlett L. Petterson qui avait des talents cachés et un sens de l'humour unique, qui avait le cœur sur la main et faisait tout pour que ses amis se sentent bien. Je n'ai plus qu'une chose à ajouter, puisses-tu reposer en paix et puissions-nous nous retrouver dans une autre vie. »
Le jeune homme fit quelques pas jusqu'au cercueil sur lequel il déposa une rose noire, la fleur préféré de sa défunte petite-amie, il murmura quelques mots avant de poser ses lèvres sur le bois vernis dans un baiser d'adieu. Il se recula ensuite pour que la boîte en bois soit mise en terre, un flot immense de sentiments entremêlés s'insinua en lui comme une tempête qu'il contenait tant bien que mal, pour celle qu'il aimait et aimera à jamais, bien qu'une larme réussi à se frayer un chemin sur sa joue.

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